L'AIE et l'Opep abaissent leurs prévisions pétrolières, Ormuz reste fermé
L'AIE et l'Opep ont abaissé mercredi leurs prévisions pétrolières, en cause le blocage du détroit d'Ormuz. Le brut a reculé jeudi après cinq séances de hausse.
Image symboliqueAlors que le détroit d'Ormuz reste fermé, Téhéran dément toute négociation en vue de prolonger la trêve de juin, tandis que le décompte des navires vient contredire l'affirmation de Trump d'un « mur d'acier » assurant le blocus. L'AIE et l'OPEP ont toutes deux revu à la baisse leurs prévisions pétrolières en raison de cette impasse.
La guerre avec l'Iran a conduit les États de la région à remodeler l'ordre qui la régit. Selon une analyse de la FAZ, le centre de gravité se déplace vers un bloc de quatre États que la FAZ décrit comme un axe sunnite, mené par l'Arabie saoudite. L'ambition de Riyad de fixer les termes de cet ordre est le fil conducteur du sujet. Une analyse distincte publiée par Jacobin ajoute une lecture concurrente : la rivalité entre les dirigeants de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis n'est pas un détail du nouvel ordre, mais un moteur du conflit, alimentant des guerres en dehors de la péninsule Arabique. Les deux analyses relèvent d'interprétations propres à ces médias plutôt que de faits établis.
L'AIE et l'Opep ont abaissé mercredi leurs prévisions pétrolières, en cause le blocage du détroit d'Ormuz. Le brut a reculé jeudi après cinq séances de hausse.
Trump a déclaré mercredi que les États-Unis exerçaient un "contrôle total" sur le détroit d'Ormuz, fermé. Téhéran a démenti le même jour que des discussions soient en cours sur une prolongation du cessez-le-feu.
Un hélicoptère américain a tiré mardi sur un cargo battant pavillon panaméen dans le golfe d'Oman pour faire respecter le blocus des ports iraniens. Trump a revendiqué le contrôle total du détroit d'Ormuz.
Donald Trump réclame à l'Iran une indemnisation pour les personnes tuées en cinquante ans. Téhéran maintient le détroit d'Ormuz fermé tant que ses conditions ne sont pas remplies.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan estime que l'Égypte pourrait rejoindre le pacte de défense signé vendredi par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Islamabad le qualifie de purement défensif.
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Des missiles et des drones houthistes ont frappé dimanche en deux vagues le port yéménite d'al-Makha, tenu par le gouvernement. Le même matin, les rebelles ont revendiqué une attaque de drone contre la raffinerie d'Aramco à Jazan.
Le guide suprême iranien a placé deux vétérans des Gardiens de la révolution à des postes de sécurité de premier plan, alors que le détroit d'Ormuz reste fermé. Washington mise sur la pression, pas sur de nouvelles frappes.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré samedi que le nouveau pacte de défense saoudo-turco-pakistanais est techniquement identique à l'article 5 de l'OTAN, mais ne désigne aucune menace commune.
L'armée yéménite affirme avoir frappé samedi des positions houthies sur plusieurs fronts, sa première contre-offensive annoncée depuis des mois. Les bombardements houthis sur Mareb se sont poursuivis.
Téhéran affirme qu'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz est proche, mais qu'il ne rouvrira pas à lui seul la voie maritime. Les Émirats attribuent à un missile iranien la frappe de samedi contre un pétrolier d'Adnoc.
L'accord de coopération nucléaire civile entre les États-Unis et l'Arabie saoudite soulève des questions radioactives, rapporte The Economist. Aucun autre détail sur l'accord n'est disponible dans les informations dont on dispose.
Le président des chefs d'état-major interarmées, Dan Caine, a confié en privé à d'autres hauts conseillers du président Donald Trump que les frappes aériennes seules n'atteindraient pas les objectifs de Washington face à l'Iran, a rapporté CNN. L'armée américaine estime que la poursuite des frappes pourrait déclencher des représailles iraniennes contre ses alliés du Golfe, tandis que le Wall Street Journal rapporte que Téhéran voit une occasion de pousser les forces américaines hors de la région.
Des missiles et drones houthis ont tué au moins 58 soldats du gouvernement yéménite dans des camps à Marib et au Hadramaout jeudi, le jour le plus meurtrier depuis la trêve de 2022. Les mêmes attaques ont blessé 11 civils de l'autre côté de la frontière, dans la région saoudienne de Najran.
Un responsable américain a déclaré vendredi que Washington s'attend à ce qu'un accord entre l'Iran et Oman rouvre le transport maritime commercial dans le détroit d'Ormuz d'ici quelques jours. La question de savoir si l'Iran pourra faire payer les navires en transit reste en suspens.
La compagnie Adnoc d'Abou Dhabi a déclaré vendredi que des attaques de missiles et de drones ont touché 15 de ses navires dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage et en blessant 20 autres. Les exportations de brut iranien depuis l'île de Kharg sont à l'arrêt sous le coup du blocus américain renouvelé.
L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un pacte de défense trilatéral. Il stipule qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.
Les dirigeants irakiens ont demandé aux groupes armés soutenus par l'Iran de rendre leurs armes avant le 30 septembre, sous peine de poursuites pour terrorisme. Al Hadath a rapporté que lors d'une réunion spéciale avec le Premier ministre Ali al-Zaidi, ces mêmes groupes ont averti qu'ils avaient l'intention d'attaquer des pays voisins dans les 48 heures.
Les livraisons de brut saoudien vers les États-Unis sont tombées à zéro pour la première fois en 40 ans, a rapporté Bloomberg. Les raffineurs américains achetaient plus de 600 000 barils de pétrole saoudien par jour plus tôt cette année avant de se tourner vers d'autres fournisseurs.
Les Houthistes ont annoncé mardi avoir frappé l'aéroport de Najran en réponse aux incursions de drones saoudiens au-dessus du Yémen ; le porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'ils avaient touché des cibles civiles dans la région de Najran, blessant 11 civils dont un enfant. Le trafic maritime dans le Golfe a chuté après que les rebelles ont également affirmé avoir attaqué un pétrolier saoudien, et le royaume a mis en garde contre une escalade.
L'Iran a averti les États du Golfe qu'il frapperait leurs infrastructures énergétiques si les États-Unis attaquaient de nouveau le territoire iranien. Un responsable saoudien a déclaré jeudi que Riyad s'attendait à des attaques coordonnées des houthistes yéménites et des milices irakiennes.
Des drones et missiles houthis ont frappé jeudi des camps de l'armée gouvernementale yéménite dans les provinces de Marib et du Hadramaout. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis la trêve conclue en 2022 sous l'égide de l'ONU.
Le Commandement central des États-Unis indique que l'armée américaine a redirigé 49 navires marchands depuis la reprise du blocus des ports maritimes iraniens à la mi-juillet. Ce décompte actualisé a été publié jeudi.
L'Iran a déclaré mercredi que ses discussions avec Oman sur la réouverture du détroit d'Ormuz étaient entrées dans leur phase finale. Des informations parues vendredi indiquent que le projet interdirait les navires américains et israéliens et ferait payer un droit de passage aux États jugés hostiles.
Les exportations pétrolières de l'Irak sont passées de 100 millions de barils en février à environ 32 millions en mai et juin, selon des chiffres du ministère du Pétrole présentés à The National et repris par le Jerusalem Post mercredi. Bagdad peine à couvrir les salaires de la fonction publique alors que la crise du détroit d'Ormuz s'aggrave.
Trump a déclaré mercredi lors d'un meeting au Nevada qu'il préférerait conclure un accord avec l'Iran plutôt que de tuer des gens. Les médiateurs réécrivent le mémorandum de juin sur le détroit d'Ormuz ; CNN évalue à 50 % la probabilité d'un accord d'ici vendredi.
Les Houthis du Yémen ont annoncé mercredi avoir touché deux pétroliers saoudiens, le Wafa au large de Yanbu et le Daisy dans le golfe d'Aden. Les prix du pétrole ont rebondi, et l'Arabie saoudite n'a pas commenté ces revendications.
L'Iran a annoncé mercredi être parvenu à un accord avec Oman sur les coordonnées d'une nouvelle route maritime traversant le détroit d'Ormuz. Bloomberg rapporte que le pétrole a maintenu jeudi une baisse entamée trois jours plus tôt.
El País a rapporté mardi que l'Iran a intensifié ses attaques contre la Jordanie, qui héberge 4 000 militaires américains. Ces frappes ont suscité de rares critiques publiques en Jordanie concernant son alliance sécuritaire avec Washington.
La campagne houthie contre l'Arabie saoudite s'est élargie mardi, avec une frappe de drone revendiquée à l'intérieur du royaume et un navire battant pavillon indien coulé au large du Yémen. Le brut saoudien est détourné de la mer Rouge.
Des responsables américains, qataris et omanais affirment qu'un accord sur la réouverture du détroit d'Ormuz pourrait intervenir d'ici quelques jours, un projet de texte circulant déjà. La voie maritime restait fermée à la navigation mardi, au jour 158 de la guerre entre les États-Unis et l'Iran.
Un projectile non identifié a touché un navire cargo à environ 37 km au nord-est de Khasab, à Oman, dans la nuit de lundi à mardi. Le Jerusalem Post rapporte que les Gardiens de la révolution iraniens ont attaqué une base américaine au Koweït avec des drones le même matin.
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que des négociations avec l'Iran sont en cours et qu'elles constituent la « dernière chance » pour Téhéran avant ce qu'il a appelé une « décapitation ». Le ministère iranien des Affaires étrangères dément tout contact avec Washington et affirme ne s'entretenir qu'avec Oman.
Le président américain Donald Trump affirme avoir annulé une vague de frappes prévue contre l'Iran et que des pourparlers avec Téhéran s'ouvriront lundi après-midi. Des agences iraniennes démentent qu'un quelconque accord ait été trouvé sur le détroit d'Ormuz.
L'armée koweïtienne affirme que des drones iraniens ont attaqué samedi un site gouvernemental dans le nord du pays et que les défenses aériennes les ont interceptés. Aucune victime n'a été signalée.
Les États affectés par la guerre iranienne travaillent à un nouvel ordre pour le Moyen-Orient dont le centre de gravité est un axe sunnite que la FAZ appelle les « quatre régionaux », mené par l'Arabie saoudite. Jacobin soutient, dans une analyse distincte, que la rivalité entre les dirigeants de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis alimente elle-même une série de guerres au-delà de la péninsule arabique.